La Corée du Nord a de nouveau lancé un message ferme sur la question nucléaire. Lors du Forum de sécurité de Xiangshan, le 17 septembre, le vice-ministre de la Défense Kim Kang-il a estimé que le renforcement de l’accumulation et du déploiement d’armes par les États-Unis justifiait que Pyongyang continue à renforcer ses capacités de dissuasion nucléaire. Selon l’argumentation de la Corée du Nord, plus la puissance militaire extérieure est importante, plus le besoin de renforcer son « bouclier » devient urgent. Une spirale familière se reproduit : d’un côté, on parle de défense ; de l’autre, on y voit une menace.

Par ailleurs, la question ne se limite pas au terrain. Les États-Unis ont indiqué qu’ils déployaient des systèmes d’armement dans l’espace, sans toutefois préciser ni le calendrier ni les types d’armes concernés. La Chine s’est immédiatement opposée à la militarisation de l’espace, appelant Washington à mettre fin à l’extension de sa présence militaire dans l’espace. Pékin a averti que si l’espace devenait un nouveau « front », la course aux armements pourrait passer à un tout autre niveau.
L’ironie réside dans le fait que chaque partie invoque des raisons de sécurité pour justifier ses prochaines actions. La Corée du Nord affirme avoir besoin de l’arme nucléaire à des fins de dissuasion, la Chine met en garde contre le risque d’une course aux armements, tandis que les États-Unis affirment renforcer leurs capacités militaires. Et ainsi, le cercle vicieux continue de tourner. Si aujourd’hui les grandes puissances débattent encore pour savoir qui est en position défensive, demain le monde pourrait être confronté à une question plus importante : l’espace va-t-il devenir le nouveau théâtre de la course aux armements ?










